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Faut-il s'affranchir du passé pour aller de l'avant ? | Genève #3

À travers la discussion, les participants ont distingué deux grandes idées : d’une part, il convient d’apprendre du passé pour aller de l’avant, par exemple à travers les erreurs, d’autre part, il convient d’identifier les éléments du passé qui nous empêchent d’avancer, par exemple les traumatismes. Un participant se questionne d’ailleurs sur la question de la responsabilité en cas d’affranchissement du passé, nos engagements d’hier n’ayant ainsi aucune valeur aujourd’hui. S’affranchir de ce qui nous retient afin d’aller de l’avant, oui, mais pas du passé dans son entièreté au risque de ne pas progresser.

 

D’ailleurs, qu’est-ce que le progrès ? Les participants soulèvent les différentes interprétations de « aller de l’avant » et s’interrogent sur le progrès ou non de notre société. Le passé est confortable, on le connaît, soulève un participant. II semblerait qu’aller de l’avant implique souvent une rupture, un changement, d’où le verbe « s’affranchir ».

 

Et est-on réellement capable de s’affranchir du passé ? Nous sommes constitués d’une multitude d’oublis, souligne joliment une participante. Nos souvenirs changent et disparaissent avec le temps, plus ou moins indépendamment de notre contrôle.

 

Finalement, le groupe se questionne sur la notion de regret. Nous constatons que le regret est intimement lié à la culpabilité, or c’est bien la culpabilité qui nous conduit à apprendre et évoluer, tant que nous ne sommes pas rongés par les remords.

 

Nous serions donc voués à effectuer le voyage de notre vie accompagné du bagage de notre passé, mais il nous appartient d’essayer de faire le tri dans celui-ci afin d’en faire non pas un poids mais bien une valise à outils pour notre avenir.

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1 Comment


Merci Ludivine pour ce compte rendu qui résume bien le parcours des questions que nous nous sommes posées. J'ajouterai le défi des valeurs et l'aptitude à répondre du présent, c'est-à-dire, à ce qui n'a jamais eu lieu, à ce qui est totalement neuf comme la crise systémique que traverse le monde aujourd'hui (crise climatique, pandémie, guerre, multipolarité du monde). Il y a ainsi des ruptures épistémiques (1), c'est-à-dire, une exigence de penser comme jamais nous ne l'aurions fait, car le monde n'a jamais été ce qu'il est actuellement. Galilée, Newton, Spinoza, Rousseau, Einstein, etc. ont été amenés à proposer des idées radicalement nouvelles pour penser leur monde à leur époque Peut-être nous faut-il apprendre (favoriser ou encourager) ce qui peut permettre (à…

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