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Pour trouver le bonheur, faut-il le chercher ? | Lausanne #9

Il est des choses qui se révèlent uniquement lorsque nous cessons de les chercher activement. La quête désespérée du sommeil ne fait souvent que nous en éloigner. Essayer de provoquer le rire peut parfois attirer le ridicule. Et plus notre désir de charmer est intense, plus l'objet de ce désir semble nous repousser. Le bonheur ferait-il partie de ces paradoxes ?


Il est essentiel de distinguer entre le bonheur, un état durable ancré dans le temps, et les émotions éphémères telles que la joie ou le plaisir, qui sont par nature fugaces. Le plaisir immédiat, accessible à travers les plaisirs de la table, la tendresse des moments intimes ou les mélodies envoûtantes de la musique, semble à notre portée. Mais le bonheur, lui, défie toute tentative de le saisir. Sa présence, comme son absence, semble dépasser notre entendement. Mais alors, de quoi est-il véritablement fait ?


“Le bonheur émane du sentiment de participer à quelque chose qui n’est pas vain”, nous dit un participant. Ce n'est ni la joie ni le plaisir, mais la profonde conviction que notre existence porte en elle un sens.


Agacée par notre obsession du futur, une voix s’élève pour affirmer que “le bonheur, c’est justement lorsqu’on s’extrait du dictat du lendemain pour s’émerveiller de l’instant présent”. L'émerveillement, un sentiment souligné par tous, requiert un apaisement de l'esprit, une immersion totale dans le présent. Mais s’émerveiller, c’est aussi prendre conscience du maintenant. Chercher à l’appréhender, à le comprendre.


Une question demeure : après avoir cherché, durant une heure, à définir le bonheur, les participants à ce café-philo en sont-ils sortis plus ou moins heureux ?

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