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Plongez-vous dans les questions abordées lors des derniers cafés-philo.
Les textes ci-dessous sont l'exclusive propriété de leurs auteurs et n'engagent pas l'Association Café-philo.
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Faut-il un grain de folie pour être un héros ? | Genève #38
Le héros, on croit le reconnaître au premier coup d’œil : celui qui ose quand les autres reculent, qui affronte ce qui fait trembler, qui refuse ce que tout le monde accepte. Et pourtant, dès qu’on cherche à le définir, la figure se brouille. Qu’est-ce qui fait un héros : un courage hors norme, une transgression, ou simplement le regard que les autres posent sur lui ? Et s’il faut, comme le dit l’expression, un « grain de folie » pour franchir le pas, que faut-il entendre par
Kylian Segapelli
19 oct.3 min de lecture


Qu'est-ce qui rend le pouvoir légitime ?| Lausanne #30
Nos démocraties traversent une crise de la représentativité. Les citoyens doutent, les institutions vacillent. Et pourtant, Singapour ou Dubaï — autocraties assumées — semblent s'imposer comme légitimes. Peut-être que quand ça fonctionne, la question ne se pose simplement pas ? Pendant que nos élus perdent en crédibilité, une nouvelle forme de pouvoir émerge sans mandat, sans élection, sans compte à rendre. Les « tech bros » façonnent nos outils, nos réseaux, nos imaginaires.
pierre-louis58
15 oct.3 min de lecture


Guérir, est-ce devenir autre? | Genève #HUG
Retour sur le Café-philo organisé au cœur de l’exposition Art & Soin - Sublimations, aux Hôpitaux universitaires de Genève On entre à l'hôpital avec un espoir simple : n'y séjourner que le temps de guérir, en ressortir en bonne santé, puis oublier ce passage pour retrouver sa vie d'avant. L'exposition Art & Soin – Sublimations regarde ce séjour sous un autre angle : et si, au lieu de s'effacer, la blessure prenait une forme inattendue ? L'exposition explore ce que l'art et le
Ludivine Jordan
11 oct.4 min de lecture
Comment savoir ce que l’on veut ?| Lausanne #29
Cette question nous a invité à examiner la frontière entre nos désirs spontanés, notre volonté réfléchie et les multiples facteurs, internes comme externes, qui orientent nos choix au quotidien. Nous avons constaté que si le savoir dépend de l'information, une surabondance de données, souvent amplifiée par les nouvelles technologies et l'IA, peut paradoxalement paralyser notre prise de décision. L'exemple des applications de rencontre illustre bien comment un choix trop vaste
pierre-louis58
8 oct.1 min de lecture
Faut-il uniquement mettre l'émotion derrière le désir d'avoir un enfant ? | Genève #36
Vouloir un enfant : voilà un désir que l'on présente souvent comme le plus naturel qui soit, presque sacré, trop intime pour être discuté au tribunal de la raison. Et pourtant, dès qu'on l'examine, la question se complique. Ce désir est-il un acte pur, qui ne devrait jamais être intellectualisé ? Ou la raison a-t-elle, elle aussi, sa place légitime dans une décision qui engage une autre vie que la nôtre ? La première tentation est de défendre la pureté du sentiment. Faire un
Kylian Segapelli
24 sept.2 min de lecture
Où se trouve la beauté ; dans le regard ou dans la chose regardée ? | Genève #37
La beauté ne semble pas pouvoir être réduite à quelque chose de purement subjectif. Les goûts diffèrent considérablement entre les individus, mais ils ne sont pas nécessairement innés ni immuables : ils s’affinent et se développent grâce à l’expérience. Si j’avais grandi en Thaïlande, mon palais aurait probablement été différent de celui d’une personne ayant grandi en Suisse. Les saveurs auxquelles j’aurais été habituée auraient influencé mes préférences. Il en va de même pou
Manoë Bachelard
24 sept.2 min de lecture


Est-ce que le pardon est une manipulation ou un cadeau à soi-même ? Neuchâtel#11
On a beaucoup parlé du fait que pardonner ne veut pas forcément dire oublier, excuser ou dire que ce qui s’est passé était acceptable. Le pardon peut parfois être une façon d’enlever le poids de ce qu’on a vécu pour pouvoir avancer. Mais avant de pardonner, il faut peut-être aussi accepter de vivre la blessure, de reconnaître qu’elle existe et qu’elle a fait mal. On s’est aussi demandé si on avait vraiment besoin de pardonner pour aller mieux. Est-ce qu’on pardonne pour l’aut
legalljustine8
21 sept.1 min de lecture


On nous incite à trouver notre vraie nature. Existe-t-il un "moi" authentique préexistant que nous devons déterrer, ou sommes-nous une construction perpétuelle façonnée par nos choix ? Neuchâtel #10
Ce café philo a exploré une question aussi ancienne qu’intime : existe-t-il un « vrai moi » que nous aurions à retrouver, ou sommes-nous en perpétuelle création de nous-mêmes ? Au fil des échanges, deux visions se sont rencontrées. Pour certains, il existerait en chacun de nous une forme de noyau, une essence profonde que les expériences de vie, les rencontres ou les blessures peuvent parfois recouvrir. La quête d’authenticité consisterait alors à se rapprocher de cette part
legalljustine8
4 juin2 min de lecture


Quelle attitude adopter face à la mort ? | Genève #34
La mort est peut-être la seule certitude que nous partageons tous. Et pourtant, nous ne savons pas vraiment quoi en faire. Peur, acceptation, déni... les réponses sont à la fois universelles et intimement personnelles. Ce qui frappe, c'est que derrière leur diversité, elles semblent toutes répondre à un même besoin : trouver une façon de vivre avec ce que l'on ne peut pas changer. La première tentation est de ne pas y penser. Nos sociétés contemporaines y encouragent : les ci
Kylian Segapelli
31 mai2 min de lecture


Qu'est-ce qui fait notre identité ? | Genève #33
« La mort vous dépouille de tout ce qui n’est pas vous. » C’est une idée qui a été amenée par un intervenant au café-philo et cela est assez similaire à la définition de l’identité, lorsqu’elle est présentée comme un agglomérat artificiel de choix, de valeurs et de comportements qui sont revêtis par un individu. La nécessité de définir l’identité apparaît. Historiquement, le cadre de pensée médiéval triait les serfs et la noblesse, et l’idée même d’une réflexion focalisée s
Manoë Bachelard
14 mai2 min de lecture


Faut-il toujours suivre ses désirs ? | Lausanne #28
Dès le départ, une idée s’est imposée : le désir est un manque. On désire ce que l’on n’a pas, ce qui nous échappe. Mais en suivant tous ses désirs, ne risque-t-on pas de se perdre ? Et à l’inverse, si l’on ne les suit pas, comment orienter son action ? Les participants ont rapidement distingué le désir d’autres notions proches : le besoin, qui répond à une nécessité ; la volonté, qui suppose une décision ; ou encore l’espoir, plus passif et souvent tourné vers ce qui échappe

Yann Costa
4 mai2 min de lecture


La vie est-elle à réfléchir ou à expérimenter ? Neuchâtel #8
Ce café philo a ouvert un dialogue entre deux élans : penser la vie ou la vivre. À trop réfléchir, ne risque-t-on pas parfois de refermer des portes, de ralentir l’élan, de passer à côté de l’instant ? Expérimenter, c’est entrer dans le mouvement du vivant. Mais réfléchir, c’est aussi apprendre à mieux se connaître, à poser un regard plus conscient sur ce que l’on s’apprête à vivre. Entre action et réflexion, une nuance s’est dessinée : celle de l’action consciente et de la r
legalljustine8
6 avr.1 min de lecture


Peut-on être heureux sans rêver ? Neuchâtel #7
Et si la question « Peut-on être heureux sans rêver ? » révélait surtout notre rapport au présent plutôt qu’au rêve lui-même ? On pourrait penser que rêver est essentiel au bonheur. Qu’il donne une direction, un sens. Pourtant, il existe une différence entre le rêve que l’on projette, nos objectifs, un idéal de vie, et celui qui nous traverse réellement. Et aucun des deux ne garantit réellement le bonheur. Parfois même, ces projections nous en éloignent. Car rêver, c’est sou
legalljustine8
22 mars1 min de lecture


Peut-on se passer de l'effort ? | Lausanne #26
Très vite, un participant a proposé une lecture radicale : toute action suppose une dépense d’énergie, donc un effort. Dans cette perspective, vouloir se passer de l’effort reviendrait en quelque sorte à se passer d’action. Et donc, à terme, de vie. D'un point de vue strict, l’absence totale d’effort serait alors synonyme de mort. Mais la discussion s’est ensuite affinée autour d’une définition plus subjective. Ce que l'on entend généralement par "effort", ce ne serait pas se

Yann Costa
9 mars2 min de lecture


Peut-on tolérer l’intolérance ? | Bulle #5
La question est d’actualité. À y réfléchir superficiellement, on répondra oui. Si c’est une question de pouvoir, oui, on le peut. Je peux tolérer que le chien du voisin fasse ses besoins sur mon paillasson. Et la Suisse peut tolérer que certaines de ses entreprises vendent des composants qui seront utilisés pour des armes de guerre. C’est donc ce qui se passe dans toute démocratie actuelle, qui tolère un certain degré d’intolérance. Mais le doit-on ? C’est plutôt sur cette re
paulscyboz
3 mars3 min de lecture


Quelle est la part de la responsabilité émotionnelle dans nos relations? | Bulle #4
Une fois n’est pas coutume, nous sommes parti d’une histoire vécue par beaucoup pour commencer ce premier café-philo de 2026. Sommes-nous responsables de la souffrance de l’autre que l’on quitte? En effet, cette souffrance semble directement engendrée par la rupture. Après analyse toutefois, nous nous sommes rendu compte que si impact émotionnel il y a, l’émetteur n’est pas à proprement parlé « coupable » de la réaction de l’autre. Une question plus fondamentale s’est alors
paulscyboz
9 févr.2 min de lecture


« Le c'était mieux avant : est il un fantasme ou une réalité ? » | Neuchâtel #6
Et si ce fameux « c’était mieux avant » n’était finalement qu’un reflet de ce qui cherche à être compris en nous ? Une nostalgie que l’on projette sur le monde extérieur, alors qu’elle parle avant tout de notre rapport au temps, à la perte, et surtout à nous-mêmes. Pour certains, cette question ne se pose jamais. Pour d’autres, elle surgit lors d’une retrouvaille, d’un souvenir ravivé, d’un moment suspendu avec des ami(e)s par exemple, où l’on mesure ce qui a changé. Elle re
legalljustine8
10 déc. 20252 min de lecture


« Peut-on trouver à l’intérieur ce que l’on croit chercher à l’extérieur ? » Neuchâtel #5
Et si ce que nous cherchons à l’extérieur n’était qu’un écho de ce qui demande à être entendu en nous ? Le monde nous influence, nous bouscule, mais ce qui doit vraiment être ajusté se joue d’abord à l’intérieur. Depuis l’enfance, on nous apprend peu à comprendre nos émotions : nous réagissons souvent par réflexe, sans toujours choisir en accord avec ce que nous sommes. L’introspection devient alors un travail de tri : discerner ce qui vient de dehors et ce qui parle de nous.
legalljustine8
2 déc. 20251 min de lecture


La culpabilité est-elle inhérente à la condition humaine ? | Lausanne #24
Le débat s’est ouvert sur un exemple très concret : cette culpabilité diffuse qu’on peut éprouver pour des choses banales — comme se sentir « mauvais maître » parce qu’on ne s’occupe pas assez d’un chien adopté. Pourquoi ce sentiment prend-il autant de place ? Est-ce un réflexe moral, une construction sociale, ou un trait constitutif de l’humain ? Très vite, une distinction essentielle est apparue : être coupable n’a rien à voir avec se sentir coupable. La faute peut être obj

Yann Costa
23 nov. 20252 min de lecture


Dois-je donner un sens à ma vie ? | Lausanne #23
Nous parlons souvent du sens comme d’une donnée extérieure, alors qu’il pourrait bien être une construction humaine, une invention nécessaire pour habiter le monde. Le débat s’est d’abord arrêté sur la double signification du mot sens : signification et direction. Donner un sens à sa vie, est-ce lui trouver une signification, ou lui tracer un cap ? Et si la vie avait déjà un sens en soi — biologique, cosmique, spirituel — pourquoi faudrait-il encore le lui donner ? Certains o

Yann Costa
22 oct. 20252 min de lecture
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